
Puis le meneur de jeu met fin à la scène pour livrer une interprétation, puis la laisse redémarrer ou non. Cette troisième phase est le temps de la représentation, de l'élaboration, de la construction. Le meneur de jeu interprète ce que l'enfant a joué, ses réactions qu'il n'a pas jouées, ou la différence entre ce qu'il a joué et la scène qu'il avait proposée. Si le patient réagit, l'entretien pourra durer plus longtemps. Le psychodrame est recommandé dans de nombreux cas: forte inhibition ; difficulté de représentation, failles psychosomatiques et particulièrement pour les enfants et les adolescents. Pour René Diatkine , l'effet thérapeutique joue sur un écart. Le patient pense qu'il pourra tout jouer, qu'il pourra, ainsi dans l'imaginaire, réaliser tous ses désirs. Mais il s'aperçoit, très vite, que ce jeu là n'est pas possible : même en jeu le désir se refuse.... Le jeu permet de figurer par le geste une pulsion ne pouvant être dite. Si l'on pense au symptôme comme signifiant, on comprendra alors le jeu, dynamique gestuelle, comme discours du corps, lequel se verra réinvesti spécifiquement au travers du jeu. La signification même du corps se voit ainsi élaborée . " In Le psychodrame psychanalytique individuel selon Michel Soulé, René Diatkine, Serge Lebovici. and Egon Schiele, La famille.
C'est pourquoi derrière le foisonnement déconcertant des règles de parenté, des totems ou des mythes, derrière l'apparent tohu-bohu des échanges économiques et des créations artistiques, il s'est consacré à découvrir, plus qu'une partition unique et isolée, certaines des structures qui les engendrent, indépendamment de la volonté des acteurs et de leurs conscience .... Cette démarche s'attacha d'abord à la parenté. Claude Levi-Strauss abandonna leur face visible pour en dégager les "Structures Elémentaires". Elle se focalisa ensuite sur le totem, dont il éclaira l'enigme. Elle se fixa longuement sur la mythologie dont quatre volumes monumentaux de 1946 à 1971, scrutèrent les transformations et le fonctionnement propre, indépendant des décisions individuelles, des langues, des peuples, voire des lieux et des temps. Ce souci des structures, des combinatoires, des codes de transformation, le rapproche des mathématiciens. Il le rattache aussi à la lignée des philosophes de Platon à Kant, qui ont reconnu la place centrale des processus formels. Enfin là se trouve le coeur de l'oeuvre et ce qu'elle a, à sa manière, de vertigineux. Car dans l'analyse de ces milliers de mythes qui "se pensent entre eux", se répondent sans se connaître, se combinent sans que personne ne l'ait décidé, on voit se dessiner des procédures mentales universelles." 
