vendredi 1 juillet 2011

Mondo reale

"C'est une simulation que la tentative de redonner vie à la réalité passée et perdue de notre rencontre télévisuelle avec elle ... Avec son appareil photo, il montre l'absence du monde ... L'image est aussi violence dans un monde où tout semble maîtrisé ... On a éliminé l'absence ... Le monde est à la fois présence et absence ... Le rôle de l'image est de rendre compte de l'absence ... On a à lutter contre une présence extravagante du monde ... Or l'ambivalence de l'objet, c'est cela dont on a à rendre compte ... Toute chose a une vision en soi-même ... J'aime bien ce renversement des rôles, c'est à dire que c'est l'objet qui passe par l'objectif et non pas le sujet qui impose sa vision ... La technique à ce moment là, à condition qu'elle ne soit pas dominante, est précieuse parce qu'elle aide le monde à se débarrasser du sujet ... La photographie nous montre un monde morcellé, elle fixe la fin du réel et ainsi les choses renaissent ... La force du langage qui fonctionne tout seul, peut être magique ... On en viendrait à un langage poétique de l'image, pourquoi pas ?" Jean Baudrillard.

Where's the reality ?

jeudi 30 juin 2011

Spiruale cammino

"Marcher c'est penser hors des sentiers battus, Reflexions croisées sur la nouvelle pérégrination de l'humanité" ou "Comment le nomadisme est-il devenu l'une des plus puissantes idéologies de la globalisation ?" Alors prenez l'expérience d'une journée de marche. La lenteur de la marche, sa régularité, cela rallonge considérablement la journée. Et en ne faisant que mettre un pied devant l'autre, vous verrez que vous aurez étiré démesuremment les heures. De sorte qu'on vit plus longtemps en marchant, pas au sens où cela rallongerait votre durée de vie, mais au sens où, dans la marche, le temps ralentit, il prend une respiration plus ample ... Il y dans la contemplation des paysages par le marcheur, une dimension de gratitude, sans qu'on sache exactement si c'est le marcheur qui se récompense par une intensité supérieure offerte au seul marcheur ... Si l'on redécouvre aujourd'hui les bienfaits de la marche, c'est que l'on recommence à ressentir que la vitesse, l'immédiateté, la réactivité peuvent devenir des aliénations. On finit dans nos vies ultramodernes, par n'être plus présent à rien, par n'avoir plus qu'un écran comme interlocuteur? Ce qui fait l'actualité critique de la marche, c'est qu'elle nous fait ressentir la déconnexion comme une délivrance." Frédéric Gros, Professeur de philosophe politique à l'universié Paris-XII et à l'Institut d'études politiques de Paris, "Marcher, une philosophie", Carnet du Nord, 2009. in Le Monde du 25/06/11.

mercredi 22 juin 2011

Roundworm's brain

"In an laboratory overlooking New York's East River, Dr. Cornelia Bargmann watches two colleagues manipulate a microscopic roundworm. They have trapped it in a tiny groove on a clear plastic chip, with just its nose sticking into the channel. Pheromones-signaling chemicals produced by other worms- are being pumped through the channel, and the researchers have genetically engineered two neurons in the worm's head to glow bright green if a neuron responds. These ingenious techniques for exploring a tiny animal's behavior are the fruit of many years' work by Dr. Bargman's and other labs. Despite the roundworm's lowlines on the scale of intellectual achievement, the study of its nervous system offers one of the most promising approaches for understanding the human brain, since it uses much the same working parts but is around a million times less complex. Caenorhabditis elegans, as the roundworm is properly know, is a tiny, ransparent animal just a millimeter long. In the nature, it feed on the bacteria that thrive in rottng plants and animals. It is a favorite laboratory organism for several reasons, including the comparative simplicity of its brain, which has just 302 neurons and 8 synapses, or neuronto-neurons connections. Theses connections are pretty much he same from one individual to another, meaning that in all worms the brain is wired up in essentially same way. Such a system should be considerably easier to understand han the human brain, a structure with close to 100 million neurons, 100 miles of biological wiring and 100 trillion synapses ...

The first thing she had to do was learn the worm's neuroanatomy, and she did so in a way only one other person has ever done." Nicolas Wade, "From lowly roundworm clues to human brain", in International Herald Tribune, Wednesday, june 22, 2011.

samedi 18 juin 2011

New thinking

Non c'è più di maestro per oggi quando vediamo le media svillupare la conoscenza di questi giorni quà ... Come si impara ancora qualche cose sulla vita ? Mai pensare in lungo ma sempre portare presto informazione su informazione, senza vedere più lontano ... Creare solamente dei produtti di consomazione da utilisare in poco tempo, per dare tra l'ultima tecnologia impressione di verità ultima sul mondo. Dov'è passata la sapienza ?

samedi 11 juin 2011

Crazy

Il 11 giugno ho ritrovato già da qualche giorni questa scrittura che si era fermata, perchè ? Non saro mai che cosa è stata succedendo ma la paura di avere scritto il peggio stava venando nel subcosciente sempre come una minaccia ... Questa quà poteva farmi chiamare la giustizia, ma laquale ? Una giustizia sociale, una giustizia politica, una giustizia che non esiste ? Perchè l'analisa dei movimenti socio-politici non esiste veramente ! ...

« Je suis celui qui veut éternellement le mal mais toujours fait le bien » (épitaphe tirée du Faust de Goethe) come nel libro '"Le Maître et Marguerite " di Mikhaïl Boulgakov !

lundi 23 mai 2011

Fantasia

Il 11 maggio .... avevo trovato quest'interview senza pensare un solo momento che ci sarebbe tanto nell'attualità di oggi !


Il 14 maggio si sviluppa un scenario cosi soffocante in America dove un francese sta all'improviso, accusato sulla terra entiera come il più grande criminele del momento : sessualità ? Si ! Ma contro che cosa ? Non si puo pensare solamente ai fatti descriti ma al contesso mondiale che sta adesso, in politica. Perchè il francese del FMI ? Perchè un Ebraio ? Perchè una Africana Americana ? Perchè tutto questo scandalo sulla strada facendo vedere l'accusato e mai la vittima ? Perchè le media sono cosi eccitati per ne fare il "fatto magistrale" dell'epoca ? Vedremmo come starà la politica esterna dell'America nei prossimi giorni !

samedi 7 mai 2011

Sono fermato

Le syndrome d'apnées du sommeil (« SAS ») ou plus précisément syndrome d'apnées-hypopnées du sommeil (« SAHS ») est un trouble du sommeil caractérisé par un arrêt du flux respiratoire (apnée) ou une diminution de ce flux (hypopnée). Ce trouble est souvent très invalidant et peut dans certains cas entraîner la mort. Ce syndrome affecte la qualité de vie non seulement des personnes qui en sont atteintes, mais aussi celle de leur entourage. En effet, les apnées, en dégradant la qualité du sommeil (diminution du sommeil profond et paradoxal, micro-éveils), provoquent l'apparition d'une somnolence diurne excessive[1] parfois associée à une irritabilité, à une baisse de la libido[1], ou à un état dépressif.

While sleeping, a normal individual is "at rest" as far as cardiovascular workload is concerned. Breathing is regular in a healthy person during sleep, and oxygen levels and carbon dioxide levels in the bloodstream stay fairly constant ... If the pause in breathing is long enough, the percentage of oxygen in the circulation will drop to a lower than normal level (hypoxaemia) and the concentration of carbon dioxide will build to a higher than normal level (hypercapnia). In turn, these conditions of hypoxia and hypercapnia will trigger additional effects on the body. Brain cells need constant oxygen to live, and if the level of blood oxygen goes low enough for long enough, the consequences of brain damage and even death will occur. Fortunately, central sleep apnea is more often a chronic condition that causes much milder effects than sudden death.


Comment lutter contre ce risque de la respiration qui s'arrête soudain, sinon par la proximité du grand air et la fréquence des activités sportives, l'arrêt du tabac et l'alimentation légère. Mais rien n'est plus utile qu'une sexualité riche et continue.

vendredi 6 mai 2011

Restless legs

Le syndrome des jambes sans repos se caractérise par le besoin impérieux de bouger les membres inférieurs. Lorsqu'il est d'origine iatrogène, ce syndrome se nomme akathisie voire tasikinésie. Cette maladie touche environ 8,5 % de la population française, 8 % de la population américaine, et 12 % de la population canadienne. Elle est par contre rare dans d'autres populations, en particulier asiatiques[2]. Même si le syndrome peut survenir chez une personne jeune, il atteint en règle générale les sujets après 40 ans. Les femmes sont en moyenne deux fois plus touchées que les hommes[3]. Chez la femme, le syndrome des jambes sans repos survient plus volontiers durant les grossesses et après la ménopause mais la raison de cette plus haute fréquence des troubles à ces périodes est inconnue.Motor restlessness, expressed as activity, which relieves the urge to move. Movement usually brings immediate relief, although temporary and partial. Walking is most common; however, stretching, yoga, biking, or other physical activity may relieve the symptoms. Continuous, fast up-and-down movements of the leg, and/or rapidly moving the legs toward then away from each other, may keep sensations at bay without having to walk. Specific movements may be unique to each person; with variability over the course of the day-night cycle, with symptoms worse in the evening and early in the night. These symptoms can make sleeping difficult for many patients and a recent poll shows that presence of significant daytime difficulties resulting from this condition.

En fait ce ne serait pas une maladie bien grave si elle n'empêchait pas de dormir tranquillement ... puisqu'elle réveille le dormeur au milieu de ses rêves de marche permanente ! Comme s'il ne fallait plus se lasser, elle le tiend en hypervigilance, ce qui procure une immense fatigue au réveil et bien des préoccupations qui ne le lâchent jamais. Marcher au bon moment quand il fait frais, tôt le matin et tard le soir, devrait faciliter le repos de la nuit.

jeudi 5 mai 2011

White tiredness

"La fibromyalgie, ou syndrome polyalgique idiopathique diffus (SPID), est une maladie caractérisée par un état douloureux musculaire chronique (myalgies diffuses) étendu ou localisé à des régions du corps diverses, qui se manifeste notamment par une allodynie tactile et une asthénie (fatigue) persistante. L' American College of Rheumatology committee en définit les critères en 1990 [9]. Les fibromyalgies se présentent sous diverses formes de douleurs chroniques : - douleurs franches, douleurs diffuses, sensations de brûlures, de coups, d'ecchymose, d'écrasement, d'arrachage, etc.) des muscles du squelette, des tendons et moins fréquemment des articulations, pouvant toucher tout le corps ou partiellement (quadrant), plus fréquemment le dos, les jambes et les bras. - irritabilité générale (au toucher, aux sollicitations, au bruit, à la lumière, à la présence d'autrui, à des odeurs inhabituelles, à l'odeur de nourriture, etc.) - insomnie, grande difficulté à dormir et à se régénérer lors du sommeil (la phase 4 du sommeil, phase de sommeil profond régénérateur, serait absente ou trop brève); - et impatiences. Ces symptômes variant tout au long de la journée, de la semaine, du mois, de l'année.

The location of the nine paired tender points that comprise the 1990 American College of Rheumatology criteria for fibromyalgia. Evidence from research conducted in the last three decades has revealed abnormalities within the central nervous system affecting brain regions that may be linked both to clinical symptoms and research phenomena.[8] These studies show a correlation, but not causation.[11] Some research suggests that alterations in the central nervous system might be the result of childhood stress, or prolonged or severe stress.[8]


Devant cette impuissance à soigner la quantité des points douloureux dont l'étiologie ne s'explique pas, il était désormais plus simple de regrouper ces faits et de les nomer du nom de "maladie fibromyalgique", repoussant ainsi le diagnostic d'hystérie aux seuls cas psychiatriques. Pourtant la conversion somatique d'un trouble mental ou les effets d'un traumatisme restent centrals au point qu'il est toujours délicat d'écarter la manifestation d'un trouble sévère du caractère, quel qu'en soit l'âge, et qui ne cédera pas avec le vieillissement mais peut-être davantage avec la suggestion, l'hypnose, les antidouleurs, voire les placebo.

mercredi 4 mai 2011

Cerebral motor

La maladie de Parkinson est une maladie neurologique chronique affectant le système nerveux central responsable de troubles essentiellement moteurs d'évolution progressive.
Ses causes sont mal connues. Le tableau clinique est la conséquence de la perte de neurones du
locus niger (ou « substance noire ») et d'une atteinte des faisceaux nigro-striés. La maladie débute habituellement entre 45 et 70 ans. C'est la deuxième maladie neuro-dégénérative, après la maladie d'Alzheimer. La maladie de Parkinson se distingue des syndromes parkinsoniens qui sont généralement d'origines diverses, plus sévères et répondent peu au traitement. Les symptômes moteurs n'apparaissent que lorsque 70 % des neurones de la substance noire ont été détruits[13]. Les tubercules olfactifs et le locus cœruleus sont affectés précocement, ce qui entraîne des troubles de l'olfaction et du sommeil (agitation nocturne et cauchemars) initiaux[14],[15].

Traditionally has been considered a non-genetic disorder; however, around 15% of individuals with PD have a first-degree relative who has the disease.[2] At least 5% of people are now known to have forms of the disease that occur due to a mutation of one of several specific genes.[18. The primary symptoms of Parkinson's disease result from greatly reduced activity of dopamine-secreting cells due to cell death in the pars compacta region of the substantia nigra.[19] There is speculation of several mechanisms by which the brain cells could be lost.[22] One mechanism consists of an abnormal accumulation of the protein alpha-synuclein bound to ubiquitin in the damaged cells. This insoluble protein accumulates inside neurones forming inclusions called Lewy bodies.[4][23]


Quand une personnalité encore assez jeune, découvre cette particularité de son fonctionnement somatique, il est à craindre une décompensation de son équilibre mental et pourtant celui-ci bien connu, est aussi bien traité. De grands hommes et des femmes, ont vécu longtemps avec cette maladie qui devait limiter leurs mouvements mais jamais leurs capacités cognitives, conservant toute leur intelligence. Le pape Jean-Paul II en a été un exemple récent... comme l'actrice Sylvie Joly et d'autres !

mardi 3 mai 2011

Painful brain

La maladie d'Alzheimer est une maladie neurodégénérative du tissu cérébral qui entraîne la perte progressive et irréversible des fonctions mentales et notamment de la mémoire. Principale cause de démence chez les personnes âgées, elle touche environ 26 millions de personnes dans le monde en 2005 et pourrait en toucher quatre fois plus en 2050 selon l'ouvrage « Global prevalence of dementia: a Delphi consensus study »[1]. Généralement diagnostiquée à partir de l'âge de 65 ans, les premiers signes de la maladie d'Alzheimer sont souvent confondus avec les aspects normaux de la sénescence ou d'autres pathologies neurologiques comme la démence vasculaire ce qui fit qu'elle fut sous-diagnostiquée jusque dans les années 1960.New Alzheimer’s Genes Found
from International Psychoanalysis by Tamar Schwartz
Click Here to Read: New Alzheimer’s Genes Found: Gigantic Scientific Effort Discovers Clues to Treatment, Diagnosis of Alzheimer’s Disease By Daniel J. DeNoon, Reviewed by Laura J. Martin, MDm on the WebMD Health News website on April 3, 2011.


La maladie du dernier siècle, nous annonce les média ? En fait bien des troubles normaux de la sénescence sont assimilés trop vite à cette maladie qui effraie les plus jeunes, redoutant de devenir déjà ... "Alzheimer" ! Mais on oublie que bien des vieillards jouissent toute leur vie de leur complète capacité intellectuelle et retrouvent même une libido nouvelle à des âges avancés. Comment ? Par la pratique constante et assidue de la lecture et de l'écriture, mais aussi par l'expression artistique ou l'engagement politique ... et peut-être par l'état amoureux permanent et sincère ?

lundi 2 mai 2011

Unlucky intestine

" Le cancer du côlon se développe à partir de la muqueuse du « gros intestin » ou côlon. Dans 70 % des cas, la tumeur se développe dans le sigmoïde (boucle située dans la fosse iliaque gauche). Les cancers du côlon et du rectum étant assez semblables, on les regroupe sous le terme de cancer colorectal. Il s'agit toujours d'une tumeur maligne ; adénocarcinome liebekunien, développé à partir de la muqueuse. C'est le second cancer, en termes de fréquence, chez la femme (après le cancer du sein) et le troisième chez l'homme (après le cancer du poumon et celui de la prostate)[1]." "The lifetime risk of developing colon cancer in the United States is about 7%. Certain factors increase a person's risk of developing the disease.[5] These include: Age-The risk of developing colorectal cancer increases with age. Most cases occur in the 60s and 70s, while cases before age 50 are uncommon unless a family history of early colon cancer is present.[6]. Polyps of the colon, particularly adenomatous polyps, are a risk factor for colon cancer. The removal of colon polyps at the time of colonoscopy reduces the subsequent risk of colon cancer. Environmental factors.[16] Industrialized countries are at a relatively increased risk compared to less developed countries that traditionally had high-fiber/low-fat diets. Studies of migrant populations have revealed a role for environmental factors, particularly dietary, in the etiology of colorectal cancers. One study found that "People who drink more than 30 grams of alcohol per day (and especially those who drink more than 45 grams per day) appear to have a slightly higher risk for colorectal cancer."[28] Another found that "The consumption of one or more alcoholic beverages a day at baseline was associated with approximately a 70% greater risk of colon cancer."

Comment ne pas vouloir manger et boire à table quand on avance en âge sédentarisé ? Comment résister aux menus attractifs qui sont trop souvent proposés au "troisième âge" en toute occasion: réunion professionnelle, fête familiale, excursion et voyage ? Rien ne vient freiner cette addiction nouvelle alimentaire et pourtant graisse et alcool ne font pas bon ménage ...

dimanche 1 mai 2011

Vital breathing

Le cancer du poumon ou cancer bronchique est une maladie due à une croissance cellulaire anarchique dans les tissus du poumon. Cette croissance peut donner des métastases, qui sont l'invasion de tissus adjacents ou l'infiltration en dehors des poumons. La grande majorité des cancers du poumon primaires sont des carcinomes du poumon, qui proviennent des cellules épithéliales. Selon l'OMS, c'est la cause la plus fréquente de décès par cancer chez les hommes, et, après le cancer du sein, chez les femmes[1]. Il est la cause de 1,3 million de décès par an dans le monde[2]. Les symptômes les plus fréquents sont le souffle court, la toux (éventuellement les crachements de sang), et l'amaigrissement.Smoking, particularly of cigarettes, is by far the main contributor to lung cancer.[19] Cigarette smoke contains over 60 known carcinogens [20] including radioisotopes from the radon decay sequence, nitrosamine, and benzopyrene. Additionally, nicotine appears to depress the immune response to malignant growths in exposed tissue.[21] Across the developed world, 91% of lung cancer deaths in men during the year 2000 were attributed to smoking (71% for women).[22] In the United States, smoking is estimated to account for 87% of lung cancer cases (90% in men and 85% in women).[23] Among male smokers, the lifetime risk of developing lung cancer is 17.2%; among female smokers, the risk is 11.6%. This risk is significantly lower in nonsmokers: 1.3% in men and 1.4% in women.[24]

C'est au moins celui des cancers qui pourrait être traité le plus facilement si la dépendance au tabac cessait du jour au lendemain. Cependant quels substituts seraient-ils alors nécessaires pour atteindre une nouvelle respiration ? Le grand air et l'altitude fournissent certainement la meilleure prévention de ces troubles graves respiratoires mais aussi un "changement d'environnement" ne serait pas sans incidence sur le corps et l'esprit constituant un appui là où il n'y avait qu'illusion vaine de bien être ?

vendredi 29 avril 2011

Short exam

Au sujet du Cancer de l'endomètre : Ce cancer est plutôt un cancer de bon pronostic. Souvent découvert précocement lors d'un bilan de saignement utérin chez une femme ménopausée, la tumeur est très fréquemment accessible à un traitement chirurgical curatif. Lorsqu'il est diagnostiqué à un stade plus avancé, les traitements utilisés comportent la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie ou l'hormonothérapie. Ces deux dernières thérapies sont le plus souvent appliquées lorsqu'un traitement curatif ne peut pas être envisagé. Le facteur de risque principal non modifiable est l'âge. Certains médicaments sont en cause dans l'apparition du cancer de l'endomètre. C'est le cas en particulier du tamoxifène qui est utilisé, entre autres dans le traitement curatif du cancer du sein. Cependant le bénéfice apporté par le tamoxifène dans le cancer du sein est bien souvent très supérieur au risque lié à l'apparition du cancer de l'endomètre.

Endometrial cancer may sometimes be referred to as uterine cancer. However, different cancers may develop not only from the endometrium itself but also from other tissues of the uterus, including cervical cancer, sarcoma of the myometrium, and trophoblastic disease.
Cette pulsionnalité interne destructrice au sein du ventre de la femme serait-elle en rapport avec le désir de mort d'un géant dominateur retourné contre elle-même ?

Fatal breast

"Le cancer du sein est une tumeur maligne de la glande mammaire. Autrement dit, c'est un cancer qui naît dans les unités cellulaires dont la fonction est de sécréter le lait, les unités ducto-lobulaires du sein, essentiellement chez la femme (le cancer du sein survient 200 fois moins souvent chez l'homme[1], qui possède lui aussi des seins, bien qu'atrophiés).
Ce cancer est le cancer le plus fréquent chez la femme, avec 89 cas pour 100 000
[2]. L 'origine génétique héréditaire concerne 5 à 10 % de ces cancers ; 85 à 90 % des cas (forme dite sporadique ou non-héréditaire) ont des origines environnementales mal comprises. Une proportion importante des cancers du sein sporadiques sont induits par des traitements hormonaux chez les femmes présentant une prédisposition à ce type de cancer. Certains choix de mode de vie (alcool, acides gras trans, obésité, manque d'exercice physique) ou gynécologiques (première grossesse tardive, absence d'allaitement, etc.) favorisent aussi ce cancer."

Cancer screening is the effort to detect cancer early, during its pre-clinical phase — the time period that begins with an abnormal cell and ends when the patient notices symptoms from the cancer. It has long been known that some people have cancers with short pre-clinical phases (fast growing, aggressive cancers), while others have cancers with long pre-clinical phases (slow growing cancers). And this heterogeneity has an unfortunate implication: namely, screening tends to disproportionately detect slow growing cancers (because they are accessible to be detected for a long period of time) and disproportionately miss the fast growing cancers (because they are only accessible to be detected for a short period of time) – the very cancers we would most like to catch. For more information, see Screening_(medicine)#Length_time_bias.
Les sujets très "opératoires" ayant eu besoin de recourir toute leur vie à des habitudes conventionnelles et présentant une certaine soumission à des préceptes moraux de leur Moi Idéal grandiose, avec une défaillance totale des capacités de mentalisation, sont d'autant plus exposés, selon la conceptualisation de Pierre Marty (psychanalyste) aux désordres psychosomatiques. Cependant rien n'explique encore réellement l'explosion de telles pathologies. Les travaux aujourd'hui, sur Le suicide cellulaire - Découvertes récentes et nouvelles ... pourraient ouvrir à de nouvelles connaissances sur l'organisation et la désorganisation somatique grave.

jeudi 28 avril 2011

Hurted heart

Un accident vasculaire cérébral (AVC), parfois appelé « attaque cérébrale », est un déficit neurologique soudain d'origine vasculaire causé par un infarctus ou une hémorragie au niveau du cerveau[1]. Le terme accident est utilisé pour souligner l'aspect soudain voire brutal d'apparition des symptômes, bien qu'en fait ce soit effectivement une maladie, ses causes étant de nature internes.
Les symptômes peuvent être très variés d'un cas à l'autre selon la nature de l'AVC (
ischémique ou hémorragique), l'endroit et la taille de la lésion cérébrale, ce qui explique un large spectre : aucun signe remarquable, perte de la motricité, perte de la sensibilité, trouble du langage, perte de la vue, perte de connaissance, etc.

A silent stroke is a stroke that does not have any outward symptoms, and the patient is typically unaware they have suffered a stroke. Despite not causing identifiable symptoms a silent stroke still causes damage to the brain, and places the patient at increased risk for both transient ischemic attack and major stroke in the future. Conversely those who have suffered a major stroke are at risk of having silent strokes.[4]In a broad study in 1998, more than 11 million people were estimated to have experienced a stroke in the United States. Approximately 770,000 of theses strokes were symptomatic and 11 million were first-ever silent MRI infarcts or hemorrhages. Silent strokes typically cause lesions which are detected via the use of neuroimaging such as MRI. Silent stroke are estimated to occur at five times the rate of symptomatic stroke.[5][6]The risk of silent stroke increases with age but may also e, affect younger adults and children, especially those with acute anemia.[7][8]
Après un "accident" de cette nature, le patient doit prendre soin de ne pas accumuler les facteurs de risque et surveiller les surcharges caloriques de son alimentation. Mais aussi doit-il être très prudent devant la consommation de tabac et d'alcool régulier. De plus les "facteurs émotionnels" qui sont mal connus, entrent en jeu de façon évidente dans leur versant dramaturgique et anxiogène : peur immotivée, sensibilité aux contrarietés, craintes infantiles d'être trahis, sévère hyperactivité qui accelèrent le ryhtme cardiaque. Mais une bonne hygiène de vie avec exercices physiques réguliers constituent une bonne protection contre une récidive !

mercredi 27 avril 2011

Eccentric suggar

"Le diabète dit sucré est une maladie liée à une défaillance des mécanismes biologiques de régulation de la glycémie, la glycémie étant la concentration de glucose dans le sang. Cette maladie se manifeste par des symptômes propres au diabète (syndrome polyuro-polydipsique) et par des lésions d'organes tels la rétine, les reins, les artères coronaires etc, dues à la toxicité du glucose dont la concentration augmente progressivement. Cette élévation de glycémie peut être causée par des facteurs génétiques (voir maladie héréditaire) ou se développer suite à une mauvaise hygiène de vie. Cependant, les causes du diabète dans la grande majorité des cas n'ont pas encore d'explication logique." "The Type 2 diabetes mellitus is characterized by insulin resistance which may be combined with relatively reduced insulin secretion. The defective responsiveness of body tissues to insulin is believed to involve the insulin receptor. However, the specific defects are not known. Diabetes mellitus due to a known defect are classified separately. Type 2 diabetes is the most common type. In the early stage of type 2 diabetes, the predominant abnormality is reduced insulin sensitivity. At this stage hyperglycemia can be reversed by a variety of measures and medications that improve insulin sensitivity or reduce glucose production by the liver."

L'exces pouvant renvoyer au défaut des réponses nécessaires à l'organisme, il semble que le manque d'éllimination de l'eau dans le corps puisse favoriser un déséquilibre glycémique. Il s'en suit que le manque d'activités physiques et de dépenses énergétiques, renforce la prédisposition au dérèglement du sucre dans l'organisme, et particulièrement dans le sang ... Autant dire que le diabètique doit impérativement s'engager du coté du sport et des efforts musculaires qui "grillent" les graisses ! Et lorsque ces traitements naturels sont insuffisants pour faire retomber le taux excessif de glycémie, encore peux-t-on recourir au patch ou aux comprimés par voie orale. Une règle de vie s'impose là où souvent il n'y avait eu que fantaisie voire anarchie du rythme vital. A qui s'adresse donc ce message ... en dehors des "bons vivants" qui ne comptent plus leurs boissons et leurs aliments ?

mercredi 6 avril 2011

Primi sforzi

Primo guardo la mia umbra ....

Poi guardo la profondità ... Infine stando dretto posso mettere un piede davanti all'altro ...










Ma dalla mano mi tengo ancora ....

Ci siamo presto, lo sai ? Nella direzione avanti, tutto bene .... Ma quando non c'è ancora l'equilibrio, preferisco cadere sul pavimento sedermi e avanzare coi mani ...


Come il mio piccolo gatto, lo conosci ? Pero cosi commincia la vita umana, lo sai bene: su due piedi. Ma che lavoro del piccolo di uomo, magari !

samedi 19 mars 2011

Reality

"Dans la psychologie fondée sur la psychanalyse, nous nous sommes habitués à partir des processus psychiques inconscients, dont les caractères propres nous ont été révelés par l'analyse. Nous tenons ces processus pour les plus anciens, pour primaires; nous pensons qu'en eux se perpétue une phase de développement pendant laquelle il n'y avait pas d'autre sorte de processus psychiques. La tendance maitresse à laquelle ces processus obéissent, est aisée à reconnaître; on la désigne comme processus de plaisir-déplaisir (ou, plus brièvement, principe de plaisir). Ces processus tendent à l'obtention du plaisir; l'activité psychique se retire des opérations qui peuvent succiter du déplaisir. Nos rêves nocturnes, notre tendance pendant la veille à nous arracher aux impressions pénibles, sont des restes de la domination de ce principe et des preuves de son emprise.
J'en reviens à des pensées que j'ai développées ailleurs (dans la partie théorique de l'Interprétation du rêve) lorsque je suppose que l'état de repos psychique a été troublé initialement par les exigences impérieuses des besoins intérieurs. Dans ce cas ce qui était pensé (désiré) était simplement posé de façon hallucinatoire, comme il arrive aujourd'hui encore chaque nuit avec nos pensées de rêve. C'est seulement le défaut persistant de la satisfaction attendue, la déception, qui a entraîné l'abandon de cette tentative de satisfaction par le moyen de l'hallucination. A sa place, l'appareil psychique dut se résoudre à représenter l'état réel du monde extérieur et à rechercher une modification réelle. Par là un nouveau principe de l'activité psychique était introduit : ce qui était représenté, ce n'était plus ce qui était agréable, mais ce qui était réel, même si cela devait être désagréable. Avec cette instauration du principe de réalité un pas était franchi, qui s'avéra riche en conséquences."
S. Freud (1911), Formulations sur les deux principes du cours des évènements psychiques, in Résultas, idées, problèmes, PUF. and Marc Chagall, Fiddler

dimanche 31 octobre 2010

Victoria ' Home

"Le rêve est certainement absurbe et nous en convenons; mais nous avons vu par des exemples à quel point un rêve d'apparence absurbe peut être sensé.
Toutes les fonctions que l'on accorde au rêve nous paraissent bien fondées. Le rêve sert à l'esprit de soupape de sécurité; la représentation de faits nuisibles par le rêve leur enlève, selon l'expression de Robert, toute nocivité. Non seulement ces affirmations s'accordent avec notre théorie du double accomplissement de désirs, mais nous les formulons de façon plus claire que Robert. Le jeu libre des facultés psychiques se retrouve chez nous dans la façon dont le préconscient laisse faire le rêve. -"Le retour de la vie psychique à l'état embryonnaire dans le rêve" et la définition de Haveloock Ellis: "an archaic world of vast emotions and imperfect thoughts", nous paraissent être d'heureuses anticipations de notre théorie qui voit agir dans la formation du rêve des modes de pensée primitifs, réprimés pendant le jour. Nous avons fait nôtre la remarque de J.Sully selon laquelle "le rêve fait revivre nos personnalités successives, nos anciennes façons d'envisager les choses, les impulsions et les réactions qui nous ont dominé jadis". Chez nous comme chez Delage, le réprimé est le ressort du rêve.
Nous sommes d'accord avec Scherner quand au rôle qu'il attribue à l'imagination dans le rêve et quant à ses interprétations; mais nous souhaiterions qu'il leur assignât une autre place. Ce n'est pas le rêve qui crée l'imagination, c'est l'activité imaginaire inconsciente qui joue, dans la formation des pensées du rêve, un rôle considérable. Nous devons à Scherner d'avoir indiqué les sources des pensées du rêve, mais presque tout ce qu'il attribue au travail du rêve doit être mis au compte de l'activité inconsciente pendant le jour: c'est elle qui succite le rêve, aussi bien que les symptômes névropathiques. Nous avons du séparer le travail du rêve de cette activité: il est bien différent et beaucoup plus cohérent."
Sigmund Freud (1900), L'interprétation des rêves, ch. 7, V, in "Le refoulement", trad. fr. PUF, 1926. and The Regina (1850), Queen Victoria ' Homes at Nice.

mardi 19 octobre 2010

Elisabeta v. R ...

"Bien entendu je ne saurais indiquer comment on effectue en soi-même une pareille conversion. Il est évident qu'il ne s'agit point là d'un acte intentionnel, volontaire; c'est un processus de défense qui se produit dans un individu lorsque l'organisation de celui-ci l'y prédispose ou s'y prête à ce moment là. On a le droit de serrer la théorie de plus près et de demander : "Mais enfin, qu'est-ce donc qui se transforme en douleurs physiques ? " Avec prudence, on répondra:" Quelque chose qui aurait pu et qui aurait du donner naissance à une douleur morale." En se montrant un peu plus hardi et en tentant de donner une sorte d'exposé algébrique du mécanisme des représentations, on attribuera au complexe idéatif de cette inclination demeurée inconsciente une certaine charge affective et l'on dira que c'est cette dernière quantité qui a subi la conversion. Cette manière de voir aurait pour conséquence de faire penser que "l'amour inconscient" dut perdre en intensité au point de n'être plus qu'une représentation dénuée de puissance; son existence en tant que groupe psychique isolé ne serait alors rendue possible que par cet affaiblissement. Cependant le cas exposé n'est guère fait pour rendre compréhensible un sujet aussi épineux. Mais on a probablement à faire qu'à une conversion incomplète; d'autres cas permettent de penser qu'il existe aussi des conversions totales et que, dans celles-ci, la représentation intolérable a, de fait été refoulée, comme seule peut l'être une représentation très peu intense. Une fois la jonction associative réalisée, les malades affirment n'avoir plus pensé à l'idée intolérable depuis l'apparition du symptôme hystérique."
Sigmund Freud (1895), Etudes sur l'hystérie, "Le cas Mademoiselle Elisabeth v. R." , trad. fr. PUF, 1956.
and Le Titien, dit Vecellio, La femme au miroir.

dimanche 10 octobre 2010

Homosexuality

"La reconnaissance du facteur organique de l'homosexualité ne nous dispense pas du devoir d'étudier les processus psychiques qui sont à son origine. Le processus typique, maintenant établi par l'observation d'innombrables cas, consiste en ce que le jeune homme fixé jusqu'alors d'une manière intense à sa mère entreprend quelques années après l'écoulement de la puberté une conversion, s'identifiant lui-même à la mère et recherchant des objets d'amour dans lesquels il puisse lui-même se retrouver et qu'il puisse aimer comme la mère l'a aimé. Un caractère distinctif de ce processus est l'instauration, habituellement pour des années, de cette condition d'amour: les objets masculins doivent avoir l'âge qu'avait le sujet quand s'est produite la transformation. Nous avons pris connaissance de divers facteurs qui contribuent vraisemblablement à ce résultat avec une force variable. Tout d'abord la fixation à la mère, qui rend plus difficile la fixation à un autre objet féminin ... Plus tard nous avons encore appris qu'un puissant motif pour le choix d'objet homosexuel était la déférence ou l'angoisse qu'inspirait le père, puisque la significaton du renoncement à la femme est qu'on renonce à la concurence avec le père (ou avec toutes les personnes mâles qui interviennent à sa place). Les deux derniers motifs, le maintien de la condition du pénis ainsi que le désistement, peuvent être portés au compte du complexe de castration. Liaison avec la mère-narcissisme-angoisse de castration, nous avions jusqu'alors découvert ces facteurs , au reste nullement spécifiques, dans l'éthiologie psychique de l'homosexualité." Sigmund Freud (1922), "Sur quelques mécanismes névrotiques dans la jalousie, la paranoïa et l'homosexualité", trad. fr. in Névroses, Psychoses et Perversions, PUF. and Gian Lorenzo Bernini (1624), The "David".

samedi 9 octobre 2010

Jalousy

"Sans doute la jalousie qui tire son origine d'une telle projection a-t-elle un caractère presque délirant, mais elle ne résiste pas au travail analytique qui découvre les fantasmes inconscients d'infidélité chez le jaloux lui-même. Les choses s'aggravent avec la jalousie de la troisième couche, celle qui est proprement délirante. Elle ausi provient de tendances à l'infidélité qui ont été refoulées, mais les objets de ses fantasmes sont du même sexe que le sujet. La jalousie délirante correspond à une homosexualité en fermentation et peut prétendre légitimement tenir sa place parmi les formes classiques de la paranoia. En tant que tentative de défense contre une motion homosexuelle trop forte elle pourrait être transcrite (chez l'homme), par la formule:
"Je ne l'aime pas, c'est elle qui l'aime".
Dans le cas d'un délire de jalousie on sera préparé à trouver la jalousie des trois couches (1- concurentielle; 2- projetée; 3- délirante) et jamais seulement celle de la troisième.
S. Freud (1922), "Sur quelques mécanismes névrotiques dans la jalousie, la paranoia et l'homosexualité", in trad. fr. Névroses, Psychoses et Perversions, PUF, 1956. and Auguste RENOIR - L'Impressionnisme , La baignoire.

vendredi 17 septembre 2010

Recollections

"Chez l'une de mes patientes, un certain symptôme hystérique tirait son origine du désir éprouvé longtemps auparavant, mais aussitôt rejeté dans l'inconscient, de voir l'homme avec qui elle avait alors conversé, la serrer affectueusement dans ses bras et lui soustraire un baiser. Or il advient, à la fin d'une séance, qu'un désir semblable surgit chez la malade par rapport à ma personne; elle en est épouvantée, passe une nuit blanche et, à la séance suivante où cependant, elle ne refuse pas de se laisser traiter, le procédé reste entièrement inopérant. Après avoir appris de quelle difficulté il s'agissait et être parvenu à la surmonter, je puis reprendre le travail, et voilà que le désir qui a tant effrayé la malade s'avère le plus proche des souvenirs pathogènes, celui même que faisait nécessairement prévoir l'enchaînement logique des faits. Les choses s'étaient déroulées de la façon suivante: le contenu du désir avait surgi dans le conscient de la malade, mais sans être accompagné du souvenir des circonstances accessoires capables de situer ce désir dans le passé. Le désir actuel se trouve rattaché, par une complulsion associative, à ma personne évidemment passé au premier plan des préoccupations de la malade. Dans cette mésalliance - à laquelle je donne le nom de faux rapport-l'affect qui rentre en jeu est identique à celui qui avait jadis incité ma patiente à repousser un désir interdit. Depuis que je sais cela, je puis, chaque fois que ma personne se trouve ainsi impliquée, postuler l'existence d'un transfert et d'un faux rapport. Chose bizzare, les malades sont en pareil cas toujours dupes".
Sigmund Feud (1895), Etudes sur l'hystérie, "Psychothérapie de l'hystérie", trad. fr. PUF, 1956. and Titien (dit), Vecellio Tiziano (1485/88-1576), Tarquin et Lucrèce.

dimanche 13 juin 2010

Success

"Avant d'en arriver à quelques réflexions terminales sur les désillusions de l'analyse, il est peut-être moins difficile de dessiner à grands traits ce qui caractérise, selon un psychanalyste, les signes de la réussite de la méthode psychanalytique. Description sans doute plus idéale que rencontrée dans la réalité. Par un renversement supplémentaire, le positif antérieurement décrit peut laisser deviner, à travers son négatif, ce qui nous paraît souvent si difficile à décrire directement. Quitte à pêcher par excès d'idéalisation, nous citerons en vrac des traits aisément reconnaissables: la variété, la diversité et la richesse des investissements, avec une priorité pour les relations avec autrui, l'absence de rigidité des fixations et des défenses, la souplesse et la mobilité du fonctionnement psychique, la capacité d'aimer et aussi de haïr sans se laisser débordé par une attitude passionnelle, la possibilité d'investir positivement les deux imago parentales ainsi que les proches, un partage pas trop conflictuel entre aimer et travailler, la possibilité, quand les circonstances l'exigent, de faire un deuil sans que celui-ci devienne interminable, la faculté de supporter les déceptions et les frustrations, ainsi que la reconnaissance du privilège d'aimer. Qui pourrait prétendre se rapprocher d'un tel idéal ?
Nous n'avons accepté de citer ces traits qu'en étant bien conscient qu'aucun être humain ne saurait les posséder sans faille et dans leur totalité."

André Green (2010), "Illusions et désillusions du travail psychanalytique", Ed. Odile Jacob, Paris. and Edvard Munch (1920 ), Deux personnes ....

vendredi 11 juin 2010

Illusions

"Croire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes psychanalytiques possibles, s'imaginer que les patients guérissent toujours, penser que l'histoire de la psychanalyse est un long fleuve tranquille ... voilà pour les illusions. Constater les difficultés, reconnaître les échecs, comprendre les crises et leur compléxité, voilà pour les déillusions. Précision essentielle: cet exercice de lucidité n'est pas déstiné à jeter la thérapie avec le divan. Il vise au contraire à ouvrir aux découvertes de Freud un nouvel avenir. Ni lendemains qui chantent, ni surlendemains qui déchantent, mais plutôt la réflexion au cas par cas, en fonction de l'histoire de chacun, et des ajustements progressifs qui s'inventent. Fruit d'un demi-siècle d'expériences et de réflexions, l'essai remarquable d'André Green, "Illusions et désillusions du travail psychanalytique", est courageux et salutaire. Il s'adresse d'abord à ceux qui partagent au quotidien cette aventure. L'inhabituel, c'est qu'un clinicien de première grandeur prenne le risque d'exposer des cas dont il n'a pu venir à bout, qu'il reconnaît n'avoir su comprendre et traiter. Mais qu'il a soutenus, accompagnés, aidés malgré tout ... Scruter les difficultés des cures classiques, examiner l'apport nouveau des psychothérapies, travailler continuellement les concepts et les pratiques, c'est pour le psychanalyste assurer l'avenir, faire que l'aventure freudienne continue."...
Roger Pol-Droit, à propos de "Illusions et désillusions du travail psychanalytique," d'André Green, Ed. Odile Jacob, Paris, 2010. in Le Monde du 11/06/10. and Déesse ayant perdu la tête, Agora antique, Athènes.

jeudi 27 mai 2010

Nothing

"Une main qui se pose sur l'épaule ou la cuisse d'un autre corps n'appartient plus tout à fait à celui d'où elle est venue: elle et l'objet qu'elle touche ou empoigne, forment ensemble une nouvelle chose, une chose qui n'a pas de nom et n'appartient à personne; et il est question à présent de cette chose particulière et qui a ses limites définies".
Rainer Maria Rilke (1903), " Auguste Rodin", Oeuvres I ( Prose), Paris, Le Seuil, 1966. and Santorin in Grece.

mercredi 26 mai 2010

Psuchè

"L'ancrage du psychique dans la psuchè grecque est pour Freud fondamental. C'est une façon, non de l'opposer au corps, mais au contraire de l'en rapprocher. ... Je rappellerai que dans la période archaïque et en partiuculier chez Homère, psuchè n'est pas l'âme mais le fantôme caractérisant l'homme mort et errant, un double qui peut revenir en songe comme image (eidolon). Sur les vases grecs psuchè est sempblable au corps, mais elle en est le double sans consistance: pas de psuchè sans un corps auquel elle renvoie ... Psuchè est une ombre mais c'est une ombre froide et pétrifiée, il lui manque la chaleur de la vie. Dans les traditions Pythagorienne et Orphique, Psuchè reste une image. Mais elle ne revêt plus la forme d'un simulacre du défunt avant la mort; elle est le double de l'être vital et se manifeste sous forme de rêve. Enfin avec l'inversion des valeurs accomplie par Platon, la psuchè acquiert les traits caractéristiques que nous connaissons bien: c'est l'âme immortelle qui constitue l'être réel: "le corps n'étant que l'image ressemblante qui accompagne l'âme" (Platon, Les lois, 959b ). ... Le corps est un obstacle, une prison, un tombeau (soma-sèma) auquel nous sommes attachés "comme l'huitre à sa coquille" (Platon, Phèdre, 250c ). ... "La psuchè a un caractère "démonique": elle est dans l'homme une parcelle du divin" (J.P.Vernant, "Psuchè, simulacre du corps ou image du divin"). Car la purification est une séparation, mais aussi une concentration des énergies, "un rassemblement de l'âme en elle-même à partir de tous les points du corps" (Platon, Phèdre 67c). Le Phédon ne devrait pas être dissociée de celle du Phèdre, et notamment du mythe qui présente l'âme comme un attellage ailé composé d'un bon et d'un mauvais cheval, donc divisé, mélangé, pour qui la reminiscence est un exercice difficile. Pour cet exercice fondamental, le guide que propose le Phèdre, comme le Banquet d'ailleurs, est cet Eros que Freud n'aura garde d'oublier. ... L'organe de l'âme est conçu comme un organe on ne peut plus corporel: son agitation, son exitation sont de nature corporelle. Le corps s'éloigne du corps-cadavre; il est celui d 'Eros aux prises avec des désirs divers".
F. Coblence, "La vie d'Âme. Psyché est corporelle et n'en sait rien", 70° Congrès des PLF, Athènes 2010. and Auguste Rodin, Fugit amor, Musée Rodin, Paris.

mardi 20 avril 2010

Dear mother

"Pour ma part, je n'ai plus eu de rêves d'angoisse depuis de longues années, mais je m'en rappelle un que j'ai eu vers sept ou huit ans et que j'ai interprété environ trente ans après. Il était extrèment net et me montrait ma "mère chérie" avec une expression du visage particulièrement tranquille et endormie, portée dans sa chambre et étendue sur le lit par deux ou trois personnages munis de becs d'oiseaux. Je me réveillai pleurant et criant, et troublai le sommeil de mes parents. Les personnages très allongés, bizarrement drapés, à becs d'oiseaux, je les avais empruntés à la bible de Philippson. Je crois que c'étaient des dieux à tête d'épervier appartenant à un bas-relief funéraire égyptien. A part cela, l'analyse m'offre le souvenir d'un fils de concierge mal élévé qui avait coutume de jouer avec nous dans la prairie devant la maison; je crois bien qu'il s'appelait Philippe. Il me semble ensuite que j'ai dû entendre pour la première fois de la bouche de ce garçon le mot vulgaire par lequel on désigne le commerce sexuel et que les gens cultivés appelent du mot latin coïtus mais qu'illustrait suffisamment le choix des têtes d'épervier (dans l'argot allemand on dit völgen, de vogel, oiseau). J'avais dû sans doute deviné la signification sexuelle de ce mot à la mine de ce maître si averti des choses de l'existence. L'expression du visage de ma mère dans le rêve était celle de mon grand-père que j'avais vu peu de jours avant sa mort, râlant et dans le coma. Le sens de l'élaboration secondaire du rêve doit être la mort de ma mère, c'est ce que prouve aussi le bas-relief funéraire. c'est dans cette angoisse que je m'éveillai et je n'eus de cesse que je n'eusse éveillé mes parents. Je me rappelle que je me calmai subitement en apercevant ma mère, comme si j'avais eu besoin d'être rassuré contre sa mort. Mais cette seconde interprétation a eu lieu sous l'influence d'une angoisse déjà développée. Ce n'est pas parceque j'avais rêvé la mort de ma mère que j'étais angoissé, mais c'est parce que j'étais angoissé que mon élaboration préconsciente a interprété ainsi le rêve. Mais mon angoisse, effet du refoulement, peut se ramener à un désir obscur, manifestement sexuel, qu'exprime bien le contenu visuel du rêve." Sigmund Freud (1900), in L'interprétation des rêves, ch . 7, IV, "Le réveil par le rêve", tr. fr. PUF, Paris. (1929), Die Traumdeutung, Gesammelte Werke, t. II-III. and Antonio Canova, Psyché et l'amour, 1793, Le Louvre, Paris.

samedi 17 avril 2010

Sleeping

"In Ernest Hemminguay's short story " Now I lay Me", Nicks Adams, the writer's alter ego, stays up at night listenning to the silk worms feeding on mulberry leaves outside his army tent in Italy. Hemminguay had himself developped insomnia so severe that he was afraid to go to bed with the lights out. He struggled with spleeplessness the whole rest of his life, although this issue was often hard to separate from his other ailments. "I myself did not want to sleep", he writes, "because I had been living for a long time with the knowledge that if I ever shut my eyes in the dark and let myself go, my soul would go out of my body" ... But when someone says "I don't sleep", what exalty do they mean ?
Most people who complain that they can't sleep usualy mean that they do indeed sleep, but not long or deep enough. Perhaps a job loss or divorce is a blame, and in such cases, the insomnia usually resolves itself with time. When the insomnia is a symptom of underlying depression, a combination of therapy and anti-depressants can work ... Insomnia is a unique disorder in that the patient is also the chief dignostician. The American Academy of Sleep Medecine recomends overnight studies for all people with sleep complaints. If you're told you have insomnia, which you knew anyway, what can be done ? Often sleep doctors will prescribe cognitive behavioral therapy, which involves a set of "sleep-hygiene" rules, like advoiding stimulants and alcohols, regularizing bedtime and wake-up time, and using the bed only for sleep and sex ! While in theory "sleep hygiene " makes sense, in today's culture, which affords no time for relaxation, it's hard to put into practice ... We're on the computer at all hours and then we snuggle with our Blackberries. Our kids are even more hyperactive, texting way past their bedtimes, although today even the concept of "bedtime" sounds quaint. To compensate for being so tired in the mornings, they eat caffeinated foods, gulp energy drinks and pop Aderall and Ritalin ... So tonight many of us will be wide awake listening to the silk worms on our high-priced soun machines, afraid that our souls will leave us, afraid that we have no souls, afraid that with each passing day, this is it." Other Writing Patricia Morrisroe, in "International Herald Trbune", February 2010. and Auguste Rodin (1890), "Fugit Amor", Musée Rodin, Paris.

mercredi 14 avril 2010

Looking

“L'artiste, comme le névropathe, s'était retiré loin de la réalité insatisfaisante dans ce monde imaginaire, mais à l'inverse du névropathe il s'entendait à trouver le chemin du retour et à reprendre pied dans la réalité. Ses créations, les oeuvres d'art, étaient les satisfactions imaginaires de désirs inconscients, tout comme les rêves, avec lesquels elles avaient d'ailleurs en commun le caractère d'être un compromis, car elles aussi devaient éviter le conflit à découvert avec les puissances de refoulement. Mais à l'inverse des productions asociales narcissiques du rêve, elles pouvaient compter sur la sympathie des autres hommes, étant capables d'éveiller et de satisfaire chez eux les mêmes inconscientes aspirations de désir.“ …
Sigmund Freud (1925), "Ma vie et la psychanalyse", Ch. VII, Paris, Idées Gallimard 1971, n° 169. and Henri Matisse, Baigneuse, Exposition Rodin-Matisse, Musée Rodin, Paris, hiver 2010.

jeudi 1 avril 2010

Waking

"Qu'un phénomène psychique qui provoque l'angoisse puisse être cependant l'accomplissement d'un désir, cela n'est pas non plus une contradiction. Nous en connaissons l'explication. Le désir appartient à un système, celui de l'inconscient; le système du préconscient l'a rejeté et réprimé. Mais, même en plein équilibre mental, cette domination du préconscient sur l'inconscient n'est pas absolue. On peut dire que le degré de la répression est en même temps celui de notre santé psychique. Dans la névrose les deux systèmes sont en conflit, le symptôme névropathique représente un compromis qui met provisoirement fin à ce conflit. D'autre part en effet, il ménage à l'inconscient une porte de secours, lui permet de déverser son excitation, de l'autre il laisse encore au préconscient une domination partielle sur l'inconscient. A ce point de vue, une phobie hystérique ou une agoraphobie sont particulièrement instructives. Lorsqu'un névropathe ne peut traverser seul une rue, nous disons avec raison que ce n'est qu'un symptôme. Essayons de réduire ce symptôme en l'obligeant à l'acte qu'il croit impossible. Il aura une crise d'angoisse; d'ailleurs c'est souvent une crise d'angoisse dans la rue qui a été le point de départ de l'agoraphobie. Nous apprenons ainsi que ce symptôme s'est constitué pour empêcher le développement de l'angoisse. La phobie est comme une forteresse-frontière pour l'angoisse ... Ainsi tout comme les autres produits psychiques de cette série, le rêve est un compromis, il est au service des deux systèmes et accomplit les deux désirs dans la mesure où ils s'accordent ... La restriction "dans la mesure où ils s'accordent", indique déjà qu' il y a des cas où le rêve peut échouer. Le processus du rêve est toléré parce que accomplissement d'un désir de l'inconscient. Si pour accomplir ce désir, il heurte le préconscient de telle façon qu'il trouble son repos, le rêve n'est plus un compromis, il n'a pas rempli l'autre partie de sa mission. Aussi est-il immédiatement interrompu et remplacé par un réveil complet. Il ne faut pas accuser le rêve, guardien ordinaire du sommeil, s'il l'a cette fois troublé, cela ne doit pas nous prévenir contre son utilité ... Le trouble alors sert à tout le moins à attirer l'attention sur ce changement et à déclancher les fonctions régulatrices de l'organisme. Je pense ici, on l'a deviné, au cauchemar."
Sigmund Freud (1900), L'interprétation des rêves, ch. 7, IV, in "Le réveil par le rêve, la fonction du rêve, le cauchemar", trad. fr. PUF, 1926. and William Turner (1850), Orage en mer. (1842), Tempête et orage en mer.